28 mars : du tract au tweet, regretterait-on 2007 et Second-life ?

Je relis mon post d’hier et je le trouve vraiment mauvais. J’avais ce sentiment en l’écrivant, mais rien ne m’avait inspiré et je ne voulais pas laisser une page/ un jour vide, le temps me manquait aussi. Avais-je atteint la limite de l’exercice ou puis-je imputer cela à une campagne moribonde ? Peut-être un peu des deux.

En fin d’après –midi, près d’une bouche de métro, j’ai repéré un distributeur de tract de Bayrou, seul, un peu perdu ; j’ai dû faire un détour, aller jusqu’à lui pour prendre un tract, je dis prendre parce qu’avec mon sac de course et ma fille à la main, il n’a pas pu me donner un tract, il a tourné la tête sans insister, j’ai dû lui faire comprendre que je le voulais ce tract ! Cela m’a fait penser à une amie qui voulut s’engager pour le Modem après la présidentielle de 2007 ; il y avait encore les législatives et elle restait galvanisée par le bon score de Bayrou. Plein d‘entrain pour le début d’une grande carrière politique elle a rebroussé chemin à peine arrivée à la bouche de métro, la posture du militant s’est révélée à elle tel un abysse. Oui le sexy centrisme de 2007 a laissé place à un tract tendu timidement dans la solitude d’une place parisienne. L’élan cette année est avec Mélenchon, ce qui semble plus logique qu’en 2007 : entre l’austérité de Bayrou et le tribun Mélenchon soutenu par l’expérience militante du PC il y a un monde. Mais aucun tract disponible du Front de gauche pour l’instant. Alors, je repars avec mon tract qui ne m’apprends rien, j’avais quand même lu, en diagonale, le discours de dimanche. Je crois que sur Bayrou je suis au point, pour l’instant, je vais me tourner vers d’autres candidats, Hollande notamment qui comme beaucoup m’intrigue par le manque de lisibilité globale de son programme. En tout cas pour Sarkozy il faudra encore attendre une semaine pour avoir son programme, les tracts ne doivent pas être prêts…

Il faut dire que nous ne sommes pas abreuvés de militantisme, certes les Socialistes étaient au moins quatre ou cinq au marché dimanche dernier et celui qui me donna son tract revint même vers moi à la fin de mon parcours. Donc on ne peut rien reprocher à cette « section ». Mais je reste perplexe sur les autres moyens de diffuser la bonne parole. Alors que je reçois moult spam pour me vendre des imitations de montres de luxe ou pour allonger un pénis que je n’ai pas, aucun spam politique. Pourquoi ? Parce que cela leur est spécifiquement interdit ? Le Front National était réputé pour démarcher par courrier postal dans les années 1990, quelle différence cela fait-il ? J’ai entendu dire que le porte à porte était un des plans d’attaque les plus efficaces dans une campagne, c’est le fils même d’Hollande qui s’en occupe pour le PS ; moi je n’ai jamais été ainsi démarchée, quels que furent la campagne, le parti et mon lieu de résidence. La poisse ou ne suis-je pas une bonne cible ?

On entend que les QG de campagnes, grâce à l’influence de la jeune génération, investissent toutes les richesses d’internet. Or non seulement je n’ai pas reçu de spam, mais j’ai essayé d’interpeler directement les partis et candidats par le biais de tweeter. Mon tweet : « je vous écoute… vous me suivez ? citoyenne-indecise.com ». Résultat : une seule réponse, celle de nousbayrou, et en plus elle était automatique ! Sinon rien. Cruelle déception : je suis un cœur à prendre et personne ne m’entend. Pourtant cela demande moins d’investissement que le porte à porte, que d’aller distribuer des tracts à la sortie du métro…

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    28 mars 2012

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