27-28 avril : coupée du monde après avoir été sur les ondes

Me voilà dans une situation bien délicate : je suis pour ce week-end dans une zone à très faible débit internet. Je ne suis pourtant qu’à une centaine de kilomètres de Paris, mais je peux à peine utiliser internet, en tout cas très peu pour ce journal. Je réalise que je n’aurais jamais pu le tenir si j’avais vécu dans ce désert numérique : impossible de regarder les meetings ou les émissions télé en streaming ! Impossible donc d’écouter le podcast de l’émission de Chloé Leprince d’hier matin ! Heureusement j’avais pu l’entendre en direct mais le souvenir en reste flou, ce qui confirme mon propos sur la porosité de notre cerveau lorsqu’il n’est sollicité que par la voix et qu’il ne bénéficie que d’une seule écoute. Je le mets ici car ceux qui me liront seront sûrement mieux connectés que moi.

Je dois pour ma part faire appel à ma mémoire pour commenter cette expérience. Je passe rapidement sur le sentiment à l’écoute de ma voix, elle m’est apparue bien sévère, beaucoup plus grave que je ne le pensais. La sélection opérée par les journalistes ne m’a pas surprise. Je savais que mon coup de la sieste y serait, cela permettait d’alléger le propos, de le rendre un peu plus humain. Mais je l’assume, je l’avais par ailleurs raconté ici. Ma démarche a toujours été sincère, ne voulant pas minimiser mes petites faiblesses et voulant rester dans la peau de Madame-Tout-le-Monde et non celle d’un journaliste.

Dans l’ensemble, c’est le confort de mon indécision qui a été valorisé et l’énergie demandée par le métier de citoyen (hommage à Claude Nicolet) qui émerge de cette longue interview. Je m’étais donc trompée quand je pensais jeudi que mon parcours personnel serait privilégié.

Je suis un peu moins satisfaite par le rendu de mon processus de décision. Mais là il aurait fallu des heures et des heures pour le retranscrire en toute justesse, car il s’étale sur plusieurs mois et de nombreuses pages de ce journal. Avec la sieste et mon vote sans enthousiasme, les auditeurs ont pu trouver mes efforts un peu vains. J’espère qu’ils sont venus lire ce journal pour mieux le comprendre.

Je pense également que cette interview d’une indécise aurait davantage intéressé les auditeurs si elle avait été diffusée juste avant le premier tour. Mais la programmation de l’émission était bouclée de longue date, bien avant que n’émerge en moi l’idée de ce journal. L’expérience a en tout cas été très intéressante et je remercie encore Chloé Leprince de m’avoir donné l’occasion de la vivre.

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    28 avril 2012

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