24-25 avril : la grande transhumance vers le 6 mai

Je suis en train de prendre le rythme de n’écrire plus qu’un jour sur deux : plus de travail, moins de temps, mais aussi moins d’intérêt. Plus que deux candidats et j’ai déjà fait mon choix. Je deviens partisane, forcément, cherchant les faiblesses de Sarkozy, raillant sa mauvaise foi, notamment en matière de débat : aucun avant le 1er tour sous couvert de tradition, mais 2 puis 3 avant le second tour au mépris du traditionnel débat unique. Allez, on sait bien que celui qui est en tête au premier tour doit se placer en retrait par rapport au challenger qui lui doit être agressif. Tout cela est stérile, ce ne sont que des manigances politiciennes de déstabilisation entre deux boxeurs qui vont s’affronter. De toute façon je n’ai pas la prétention de convaincre qui que ce soit. Je ne suis pas une militante et je ne crois pas que les électeurs de Le Pen me lisent…

Je regarde donc d’un œil détaché la presse écrite qui explique les petites querelles internes aux partis, entre ceux de l’UMP qui pensent déjà à la recomposition du parti et ceux du PS qui lorgnent sur les différents ministères. Pour eux les jeux sont faits, mais ils feraient mieux d’éponger les tempes de leur champion, car il faut qu’il redouble d’ingéniosité pour séduire l’électorat lepeniste. Les candidats prennent le masque de la compréhension : il faut ramener au bercail ces pauvres brebis égarées dans les limbes de notre République. Mais, et si c’était des loups ? Gare à protéger l’ensemble du troupeau !

Alors pour me détendre un peu je suis allée me plonger dans un autre troupeau, celui des petits hommes bleus au théâtre parisien des Déchargeurs. A. Bueno y analyse les utopies décelables dans l’univers des schtroumpfs. Construit par Peyo sans un discours politique préétabli, le totalitarisme suinte dans ce petit monde, comme il suinte innocemment dans le notre ( ?) par familiarité avec des images, des mots, qu’on ne relève même plus. Heureusement l’humour n’a pas été oublié par les acteurs qui aimeraient sortir de leur bulle. Avant d’aller voir cette pièce-conférence, voici déjà le schtroumpf du 22 avril … Soit dit en passant j’aurais davantage vu Sarkozy en Schtroumpfissime pour son côté bling-bling et populiste… mais c’est vrai que depuis quelques mois il joue au Grand Schtroumpf de l’Europe. Alors, qui de Grand Schtroumpf ou de Schtroumpf à lunettes va gagner le 6 mai ? Qui va réussir à convaincre les admirateurs de la Schtroumpfette ?

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    25 avril 2012

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