01-02 avril : du bac à sable au bec dans l’eau

Oui, il fait beau, dimanche, au bac à sable sous les arbres en fleur, je n’ai pas de difficulté à oublier la campagne présidentielle, mais il fait froid, il faut rentrer et on doit se réchauffer avec les petites phrases de nos candidats : Hollande avec « l’ardoise magique de Sarkozy » me ramène au bac à sable, je préfère celle de Mélenchon qui refuse de jouer au tiercé, j’ai l’illusion qu’il a lu mon journal du 18-19 mars.

Un proche m’apporte un début de réponse à ma question sur l’absence de spots de campagne dans mon univers médiatique. Ce serait normal, ils ne sont pas prêts !!! Je tombe des nues. D’accord pour celui de Sarkozy puisqu’il n’a toujours pas sorti son programme, mais pour les autres ? Bon c’est sûr cela m’évite de voir celui de Cheminade, et à en croire ceux de 1995, on rate du lourd…

Les réjouissances télévisuelles sont donc à venir. En attendant nos candidats parcourent la France et ont déserté les plateaux télé pour laisser la place aux journalistes politiques qui viennent vendre leur livre, opportunément en tête de gondole : Christophe Barbier et Catherine Nay ont remplacé Hollande ou Bayrou sur les étals. Et si l’on en croit les consignes de Ruquier, leurs propos comptent dans le temps de parole des candidats. Il enfonce le clou; mais je lui concède qu’il a déjà fait son job en les invitant tous ou presque cet hiver.

J’ai eu l’idée de ce journal mi mars, la campagne battait son plein, à force d’émissions télé depuis les primaires je me sentais engagée dans une vrai réflexion politique, la politique faisait de l’Audimat, je n’aurais jamais cru qu’il me faudrait à ce point batailler pour trouver des infos. De citoyenne lambda je dois me transformer en militante ou en journaliste, à pister l’info.

Je pourrais compenser ce désert médiatique par quelques meetings, mais aller à un meeting c’est soutenir un candidat ou aller chercher le dernier souffle qui fera glisser un bulletin dans l’enveloppe. Dans mon indécision il faudrait que j’aille aux meeting des 10 candidats, ou presque, c’est trop… ou trop tôt.

Comme Anne Sinclair sur le Post, je dois admettre que Dupont Aignan a raison : allez France 2, organisez nous un débat à 10, rappelez vous les bons scores d’audience de la primaire, cela vous donnera du coeur à l’ouvrage.

Je vous mets un petit coup de Cheminade 1995, pour bien démarrer la semaine… un Mars et ça repart.

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    2 avril 2012

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